Le nouveau costume du maire

Le nouveau costume du maire
Il y a quelques années, vivait un maire qui adorait porter de beau costume. Chaque jour il s'en achetait des nouveaux, du plus beau au plus extravagant. Il ne se souciait pas de sa ville, il n'allait pas au cinéma, il ne se promenait pas dans son village (enfin... si, pour montrer ses nouveaux vêtements).Il avait un costume pour chaque heure de chaque jour de la semaine et tandis qu'on dit habituellement d'un maire qu'il est en réunion, on disait toujours de lui: "Le maire est chez son tailleur!"

Dans la petite ville où il habitait, la vie était gaie, les gens se connaissaient, la joie régnait. Dans cette petite ville, deux jeune gens nommé Clément et Axle souhaitaient gagner de l'argent pour pouvoir quitter cette ville et enfin faire leurs vies de leurs cotés. Ces deux garnements allèrent affirmer aux conseillers du maire qu'ils étaient capables de faire le plus beau costume trois pièces jamais vu sur cette terre. Que non seulement le tissus serait extrêmement léger et d'une incroyable douceur mais en plus, grâce à un système de nano machine interagissant sur le cortex cérébral et optique, il deviendrais impossible à regarder par toutes les personnes qui ne convenait pas à leurs fonction ou simplement par les imbéciles finit. Clement nota un numéro de portable sur un bout de papier et sortit de la pièce, suivit par Axle.

- Ce serait un costume pratique, se dit le maire après avoir entendu son conseiller lui répéter ce que les deux jeunes gens lui avait raconté. Si je l'avais je pourrais savoir qui ne mérite pas sa place et qui est un pur imbécile!

Le plus fidèle conseiller appela les deux jeunes sur le champ et les fit venir à la mairie.

- Bien... commença le conseiller. Le maire vous offres carte blanche, vous n'avez qu'a dire ce qu'il vous faut et nous vous l'amènerons immédiatement.

- Alors, commença Axle en dissimulant un sourire. Je voudrais plusieurs mètres carrés de la meilleure soie que vous puissiez avoir et du fils de soie lui aussi ainsi qu'une machine à coudre.

- Deux machines à coudre, le coupa Clement. Il nous faudrait aussi de quoi nous rafraîchir...

- Du coca! dit Axle

- Du jus de fruit! Dit Clement

- Et puis il nous faudrait du thé... du café...

- Des gâteaux ! Chocolat... Vanille... mais pas de noisette, c'est mauvais pour mon estomac. On voudrait aussi...

- Non! Conclu Axle. Ca ira merci.

Le conseiller quitta la pièce, perplexe. Pendant ce temps, Axle et Clement commencèrent à "travailler" sur des machines à coudre totalement vide de fils. Ce petit jeu dura quasiment toute la nuit, ils travaillèrent sans relâche, sans s'accorder de pause.

Le lendemain matin, le maire, curieux de savoir comment avançait les travaux (mais trop effrayé de savoir qu'elle est invisible aux sots et aux incapables) fit envoyer son plus fidèle conseiller. Cet homme était à son service depuis fort longtemps et personne n'était plus intelligent que lui dans ses employés.

Dans la ville, la nouvelle avait fait le tour et tout le monde voulait savoir combien son voisin de palier était incapable ou crétin.

Le vieux et honnête conseillé municipal alla donc voir l'avancement des travaux chez Axle (où était hébergé Clement le temps de gagner suffisamment d'argent). En voyant les machine à coudre vide, le ministre vacilla et du s'assoires. Il s'essuya les yeux mais rien à faire, devant lui le métier à tisser était désespérément vide.

- Mon Dieu, pensa-t-il, serais-je idiot? Je ne l'aurais jamais cru et personne ne devrait le savoir! Serais-je inapte à mon travail? Non, il ne faut pas que je raconte que je ne peux pas voir le costume.

Axle et Clément l'invitèrent à s'approcher et lui demandèrent si ce n'étaient pas là en effet une jolie couture et de magnifiques couleurs

- Eh bien, qu'en dites-vous ? demanda Axle.

- Oh, c'est superbe, tout ce qu'il y a de plus beau ! répondit le vieux conseiller, en regardant au travers de ses lunettes. "Cette qualité et ces couleurs! Je ne manquerai pas de dire au maire que tout cela me plaît beaucoup!"

- Génial! Dirent Axle et Clement à l'unisson.

Puis, ils nommèrent les couleurs et discutèrent du motif. Le vieux conseiller écouta attentivement afin de pouvoir lui-même en parler lorsqu'il serait de retour auprès du conseil municipal; et c'est ce qu'il fit.

Axle et Clement continuèrent à demander de la soie, cette soie étais mise dans de grand sac à dos qu'il cachait dans un coin de la pièce.

Le maire envoya bientôt un expert comptable pour voir si le travail que faisaient les deux jeunes gens méritait que l'on dépense autant d'argent et pour savoir quand l'étoffe serait prête. Il arriva à cet homme ce qui était arrivé au conseillé: il regarda et regarda encore, mais comme il n'y avait rien sur les tables et les machines à coudre, il ne pu rien y voir.

- Alors ? C'est pas magnifique ? Lui demanda Axle en lui montrant et lui expliquant les splendides coutures qui n'existaient tout simplement pas.

- Je ne suis pas stupide, se dit le fonctionnaire; ce serait donc que je ne suis pas assez bon en comptable? Ce serait plutôt étrange, mais je ne dois pas le laisser paraître!
Et il fit l'éloge du costume, qu'il n'avait pas vu, puis il exprima la joie que lui procuraient les magnifiques couleurs et les merveilleuses coutures.

- Nous n'acceptons pas les cheques ni les virements bancaires, dits Clement à l'expert comptable. Nous voulons des espèces sonnantes et trébuchantes!

L'expert comptable retourna à la mairie et dit au maire que le prix de ces deux jeunes gens devait être accepté quel qu'il soit, que c'était un trop magnifique costume pour pouvoir y mettre un prix maintenant.

Dans la ville, tout le monde parlait du magnifique costume du maire (ce derniers en ayant suffisamment parlé autour de lui) puis vint le jours ou il eut envie de le voir sur les machines à coudre.
Accompagné de tout son conseil municipal (dont le conseiller et l'expert comptable), il alla chez Axle et Clement, lesquels s'affairaient à tisser sans le moindre fil.

- Nous ne vous avions pas mentit, dirent les deux hommes qui étaient déjà venu. J'espère que notre bon maire admire à sa guise la beauté des coutures et du tissu. Puis, ils montrèrent du doigt une table vide, s'imaginant que les autres pouvaient y voir quelque chose.

- Hein ?! Pensa le maire. Mais je ne vois rien ?! C'est affreux ! Je suis idiot ? Où je devrais pas être maire ?! Mais c'est terrible ! Terrible !

- Magnifique, ravissant, parfait, dit-il finalement, je donne ma plus haute approbation!

Il hocha la tête, en signe de satisfaction, et contempla la table et les machines vide; mais il se garda bien de dire qu'il ne voyait rien. Tous les membres du conseil qui l'avait accompagné regardèrent et regardèrent encore; mais comme pour tous les autres, rien ne leur apparût et tous dirent comme le maire:

- C'est véritablement très beau !

Puis ils conseillèrent à au maire de porter ces magnifiques vêtements pour la première fois à l'occasion de la grande kermesse qui devrait avoir lieu très bientôt.

Merveilleux était le mot que l'on entendait sur toutes les lèvres, et tous semblaient se réjouir. Le maire remercia publiquement Axle et Clement et leurs donna leurs argent (plusieurs zéro derrière un joli un)

La dernière nuit avant la fête, les deux jeunes pleins de rêve installèrent leur matériel devant chez eux, sous la lueur d'un lampadaire. Tous les gens pouvaient se rendre compte du mal qu'ils se donnaient pour terminer le costume du maire. Axle et Clement firent semblant d'enlever l'étoffe des tables et des machines, coupèrent dans l'air avec de gros ciseaux, cousirent avec des aiguilles sans fils.

Le lendemain matin, à la mairie c'était l'effervescence ! Tout le monde s'attelait à préparer la fête, les coups de portables fusaient dans toute la mairie, les secrétaire travaillait comme jamais ! Axle et Clement furent traité comme des rois à leur entrée dans la mairie

- Alors, voici le pantalon, voilà la veste, voilà la chemise!" et ainsi de suite.

- C'est aussi léger qu'une toile d'araignée; on croirait presque qu'on n'a rien sur le corps, mais c'est là toute la beauté de la chose!

- Bien sur ! Dirent tous les membres du conseil municipal sans rien voir puisqu'il n'y avait rien.

Axle et Clement firent déshabiller le maire, et l'aidèrent à mettre le pseudo costume. Ils prirent énormément de précaution, de peur de déchirer un si "magnifique" costume. Le maire se tourna vers le miroir qui longeait la salle et dit d'un air satisfait

- Hé bien ! Quelle classe, quelle élégance... j'avoue que ces gosses ne m'on pas mentit. Vite, prenons ma limousine et allons faire le tour de la ville !

Et la limousine du maire fit le tour de la ville, traversant toutes les rues, le maire debout et sortant par le toit ouvrant. De temps en temps, un ministre sortait et époussetais le "costume" du maire.

- Il est tout nu le monsieur !!! Cria une petite fille dans la foule.

- La vérité sort toujours de la bouche des enfants, dit le père à ses voisins.

Et toute la foule commença à scander : Il est totalement nu ! Il est totalement nu !
Le maire frissonna, il lui semblait en effet que les deux jeunes se sont joués de lui...

- Maintenant, dit-il. Je dois tenir jusqu'à ce soir.

Et la limousine continua son chemin dans la foule, sous les hués et les rires de tout le monde.

A la sorti de la ville, Clement et Axle était écroulé de rire.

- ON a vraiment été méchant avec lui. Dit Clement entre deux hoquets de rire.

- Oui, lui répondit Axle. Mais maintenant on à suffisamment d'argent et de choses à revendre pour pouvoir commencer notre nouvelle vie.

Alors Clement et Axle marchèrent le long de la route bitumée, à la recherche d'une nouvelle ville où le maire ne les détestera pas.



Comme quoi... Le malheur des uns fait TOUJOURS le bonheur des autres.

# Posté le vendredi 29 avril 2005 10:12

Darmeval: La rencontre avec le clochard

Darmeval: La rencontre avec le clochard
Axle et Clément marchèrent pendant longtemps, plusieurs jours même. Dormant a coté de la route et ayant faim (car il avait beaux avoir de l'argent, il n'avait pas de nourriture). Au moment où ils commencèrent à douter de leur réussite pour le futur, ils arrivèrent enfin dans une petite ville. Minuscule même, deux cent habitants virent ils sous le panneau annonçant le nom du village : Darmeval
Ils coururent à une épicerie, achetèrent des gâteaux, des aliments séchés, des gourdes et tout ce dont ils avaient manqué pour venir jusque ici. Il payèrent et sortir dans la rue.
Dehors, ils virent, assis sur les escaliers d'une ancienne école, un clochard faisant la manche. Axle s'avança et s'assis à coté de lui.

- Tiens, on à qu'à partager, dit Axle au clochard. Y en à trop pour moi.

Clement sourit devant ce spectacle et s'assis à de l'autre coté de l'homme.

- Mais ça sera pas gratuit, dit Clément sans vaciller sous le regard meurtrier d'Axle. En échange, vous devez nous raconter une histoire, quelqu'un comme vous doit certainement en connaître ?

L'homme se perdit en remerciement et dévora sa part de nourriture. Clement et Axle rirent de leurs coté, heureux d'avoirs pu aider quelqu'un en échange et d'y gagner une belle histoire. Lorsque qu'il eut finit de lécher ses doigts, le vieux clochard barbus commença à parler.

- Alors, je vais vous raconter l'histoire d'un petit garçon qui a vécu dans ce village:

Il était une fois, dans ce petit village, un jeune garçon, pas très bon ni en étude, ni en sport. Mais il était malgré tout connu dans toute la ville car il passait énormément de temps dans les rues, regardant le ciel en flânant entre les maisons. Personne ne voulait de lui car il ne savait véritablement rien faire, mais il n'était pas méchant pour deux sous, personne ne lui voulait de mal.

Secrètement, ce petit gavroche était fou amoureux de la fille du médecin. Cette jeune fille, vivant dans un milieux bourgeois, ne sortait jamais de chez elle car une mystérieuse maladie des poumons l'épuisait à chacun de ses pas.

Alors ce jeune garçon décida de devenir médecins, comme ça, quand il sera grand, il pourra la soigner et peut être l'épouser ! Et il étudia, étudia, et étudia encore. Il s'épuisa les yeux sur les livres à tel point qu'il du porter d'énorme lunette en cul de bouteille, il perdit tout ses amis de vue, noyant sa solitude dans les manuels de médecines.

Il eut beau étudier de toutes ses forces, son petit village ne pouvait lui apprendre les connaissance nécessaire pour soigner la mystérieuse maladie de la jeune femme alors, maintenant à l'age de dix huit ans, il partit pour paris.

La bas, il apprit la médecine comme personne, il devint rapidement le meilleur élève de sa promotion et fut très vite considéré comme le plus célèbre docteur de la région.

Arrivé à l'age de vingt et un ans, il pu enfin retourner dans son petit village, rien n'avais changé ! Les mêmes bâtiments, les même gens, les mêmes rues, la ville qu'il avait abandonnée il y a deux ans l'avait attendu. Il allait enfin pouvoir sauver la "femme" qu'il aime et être heureux.

Il courut jusqu'a la grande maison où elle vivait. Il sonna et, s'armant de son plus grand sourire, attendit quelques minutes que l'on vienne lui ouvrir. La porte s'ouvrit et une très vieille dame apparut.

- C'est pour quoi ? Commença t'elle.

- Bonjours, dit le jeune médecin avec franc sourire. Je suis un docteur itinérant et je viens soigner gratuitement la jeune femme qui est gravement malade depuis son plus jeune age

- Oh mon pauvre... commença la vieille femme. Oh mon garçon... ma fille, celle que vous désirez soigner... est morte il y à deux ans maintenant... navré mon brave... deux ans plus tôt vous auriez pus faire quelque chose.

Puis la vieille dame ferma la porte au nez du médecin au moment où son sourire avait totalement disparut. Il retint un sanglot et se détourna avant de quitter la devanture de la maison pour aller vers l'entrée du village, toujours dans ses vêtements de médecins.

Les voitures à essence n'existait pas encore à cette époque et de nombreuse calèche passèrent devant le jeune homme mais sans jamais s'arrêter. Parfois ils jetaient des regards compatissants et hautains mais sans jamais lui apporter la moindre aide.

Puis vint un moment ou une splendide jeune femme passa, elle semblait marcher avec détermination vers la sortie de la ville. Elle passa devant le jeune homme, vacilla puis tomba lourdement au sol.

Le médecin sursauta et se précipita sur la demoiselle. Il l'ausculta et déduis rapidement que ce n'était qu'une simple crise d'asthme. Il lui fit du bouche à bouche et, après qu'elle ai l'air en meilleure forme, il lui parla.

- Vous avez fait une crise d'asthme, vous êtes tiré d'affaire maintenant mais vous devriez faire plus attention.

Et ils commencèrent à discuter. Il apprit qu'elle se nommait Rachel, qu'elle partait vers une grande ville pour faire soigner cet asthme par un expert médecin. Alors il se présenta, lui racontant son parcours, son histoire. Tout la nuit cela dura, ils parlèrent de leurs rêves, de leurs envie et, au levé du soleil, le jeune médecins avait oublié la dizaine d'année qu'il avait gâché par les études, il oublia son malheurs et, non sans une dernière pensée pour celle qui a fait de lui ce qu'il est aujourd'hui, finit par épouser la demoiselle asthmatique.

Ils se marièrent peu de temps plus tard et vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfant... qui ne tombèrent jamais malade.

Le clochard se tourna vers Clement et Axle et dit avec un sourire

- Apparemment je n'ai pas à vous le dire à vous mais... la vie est courte, ne la gaspillez pas dans de trop longues études. Mais pas seulement, pensez aussi qu'il faut toujours profiter de ce que la vie nous offre, sans jamais douter de son propre futur. Et enfin, après la pluie vient TOUJOURS le beaux temps.

Axle et Clement sourirent, se levèrent et dirent au revoir au vieil homme. Il devait se dépêcher de partir, ou sinon il pourrais avoirs des ennuis si le maire de leur village natal les avait fait recherché. Ainsi ils marchèrent jusqu'a la sortie de la ville. Lorsqu'il dépassèrent le panneau annonçant la fin de l'agglomération, Axle se retourna et hurla:

- SUIS TES PROPRES CONSEILS CLOCHARD DE MES DEUX !!!

Clément s'étonna un peu mais ne posa pas de question à Axle.

A l'autre bout de la ville, dans le cimetière communal, un clochard qui avait passé toute une aprés midi à mentir à deux jeunes garçons pleurait nerveusement sur une tombe très peu fleurie.

# Posté le vendredi 29 avril 2005 11:58

Modifié le mardi 03 mai 2005 14:54

Souvenir d'école

Souvenir d'école
Axle et Clement décidèrent de suivre le vent, traversant les routes en prenant la direction de la brise ; Ils marchèrent tant et si bien qu'ils virent rapidement un panneau donnant le nom d'une agglomération : Durfor. Heureux de pouvoir faire une pause, ils s'installèrent autour d'une fontaine, interpellant chaque passant.
- Ola messires, dit Axle d'un air pompeux. Nous ne sommes que de humbles voyageurs qui cherchons distraction et liberté. Pourriez vous nous indiquer quelques lieu de festivité dans cette ville ou, si vous le préférez (Axle ramassa un bâton en souriant et fit quelques moulinet menaçant), périssez par la « lame » de mon épée.
Mais les gens soupiraient et, agacé, continuaient leurs chemins. Axle, déçu, retourna s'asseoir prés de Clement et, après quelques minutes de silence gêné, Axle se leva et partit vers le bureau de tabac le plus proche. Clement se demanda ce qu'il pouvait bien faire la dedans mais, habitué à le voir partir comme ça, ne posa pas de question.
Quelques minutes plus tard, Axle sortit du bureau et retourna s'asseoir prés de Clement, sortant de sa poche un paquet de tabac et des feuilles. Il lui sourit et se roula une cigarette rabougrie.
- Bon... pouffa Axle en admirant sa création. Ce n'est pas encore ça... Enfin... tu te rappel comment c'était le lycée il y a quelques temps ?
Clement sourit vaguement en se rappelant tout les amis qu'ils avait pus laissé la bas... puis son imagination pris le dessus, se rappelant leurs dernière journée de cours, celle qui avait changé leurs vie et qui leurs avait donné envi de se barrer de chez eux comme ça.

...

C'est étrange comme le temps peut défiler plus vite selon les moments. Des moments agréables comme écouter de la bonne musique peuvent passer extrêmement rapidement alors qu'un affreux cours d'histoire sur la situation géopolitique du moyen orient au XII siècle peut sembler s'éterniser depuis d'innombrables heures.
C'est dans ce même cours que se trouvait la seconde quatre, classe appelée scientifique mais, dans l'immédiat, surtout fatiguée.
En effet, une vingtaine de paires d'yeux restait fixée sur la morne horloge qui surplombait la salle, suivant la plus longue des aiguilles à travers sa fuite dans le temps.
Seules trois personnes restaient imperturbables face à l'hypnotisme enivrant des branches du cadran, trois personnes profondément endormies, rêvant de musique, de baston et de liberté.
Une des trois tressaillit, maugréa contre la voix éraillée de la vieille professeur et, après avoir tenté de s'intéresser quelque peu à une nouvelle guerre en l'honneur de Dieu, se rendormit, heureuse de ne pas avoir à participer à cette leçon.
Puis vint le moment tant attendu. Les élèves non-endormis se redressèrent et se mirent à compter mentalement les dix dernières secondes, surexcitées en pensant à leur liberté prochaine.
10...
9...
La prof semblait s'être rendu compte de la concentration de ses élèves sur l'horloge et se mit à parler plus vite, plus fort. Essayant de vaincre le cours du temps
4...
3...
Une apparente panique semblait s'être glissée dans la salle, la prof parlant à toute vitesse, les élèves s'en fichant éperdument.
1...
Un hurlement strident retentit. Un si bémol éraillé était vomit par tous les interphones du lycée, marquant le début du week-end pour les uns, et le début du travail pour les hommes et femmes de ménage.
Il ne s'était passé que quelque seconde et la classe était déjà vide... enfin presque. Une tête aux longs cheveux châtains clairs se leva et regarda autour d'elle, outrée d'avoir été réveillée de manière si brutale. Ses yeux bleus/vert se posèrent sur la prof puis sur ses amis encore assoupis. Un franc sourire paternel apparu sur ses lèvres, puis elle soupira.
- Pff c'est encore moi qui dois les réveiller... d'abord Jean-Noël...
Le jeune garçon s'approcha d'une tête aux cheveux courts, châtain clair eux aussi. Il fouilla dans l'une des nombreuses poches qui ornaient sa veste en sortit un morceau de chocolat très odorant qu'il déposa sans le moindre bruit sur le bureau de son ami assoupi. La réaction de ce dernier ne se fit pas attendre, après quelque tressaillement et quelque soupir de ce genre là :
- ...chocolat... huuum...chocolat....
La tête se leva brusquement. Des yeux vert opale pétillants de vivacité jetèrent de petit regard autour d'eux et, après avoir fait la grimace en voyant la prof s'atteler à ramasser ses copies, Il attrapa d'un geste vif la nourriture qui lui était offerte, la jeta en l'air puis la goba d'un magnifique coup de mâchoire.
- Clément, aujourd'hui c'est toi qui te charge de réveiller Will dit-il en s'étranglant avec son chocolat.
Clément hocha la tête, un air grave ayant assombri son visage habituellement jovial. Cette fois il n'arrivera pas à s'en tirer avec un stupide carré de cacao.
Il s'approcha lentement de Will, marchant sur la pointe des pieds, le bras tendu pour essayer de maintenir le plus grand espace possible entre lui et son ami. A l'instant où sa main tremblante effleura l'épaule de Will, ce dernier attrapa son bras et le tordis dans un craquement. Il
attrapa Clément au cou, l'écrasa contre un bureau, et leva le poing, prêt a frapper avec une expression de pure haine sur le visage.
Lorsqu'il réalisa que s'était son ami qu'il avait agressé, une profonde tristesse brouilla les yeux gris de Will qui se perdit en excuse après l'avoir délicatement relâché.
- Oh... excuse-moi Clems, je... je voulais pas... je...
- Kof... c'est bon, laisse tomber. Après tout, c'est que la seconde fois aujourd'hui.
Avec un sourire gêné, Will se leva. Les quelques cheveux bleutés lui tombant devant les yeux furent repoussé par un brusque mouvement de tête qui fit glisser un casque audio sur ses oreilles. Il ouvrit sa large chemise (bien trop grande pour lui), dévoilant un torse imberbe et chétif puis mit en route un baladeur mp3 attaché autour de son cou. Un solo de batterie se déversa dans ses oreilles, qui le coupa du monde extérieur et qui fit apparaître sur son visage un sourire de pur bonheur. Ils se dirigèrent vers la sortie, Jean-Noël d'un pas vif, nonchalamment pour Clément et très lentement pour Will, profitant de sa musique. Ce dernier, au moment de passer le pas de la porte, adressa un sourire angélique à la prof accompagné d'un clin d'½il coquin.

Emportés par Jean Noël, Will et Clément se retrouvèrent face au casier, histoire de récupérer leurs affaires. Ils prirent leurs cahiers, les jetant dans leur sac (très violemment pour JN, amoureusement pour Clément). Mais Will suspendit son geste, le regard hésitant... puis, avec un sourire, déversa le contenu sa besace dans le casier d'un de ses amis après en avoir sortit un long skate-board abîmé. Il le posa sur le carrelage froid des couloirs du lycée, puis s'élança, suivi de prés par ses amis. Arrivé face à la double porte qui marquait la sortie du bâtiment, Will sauta de son skate pour laisser passer un Jean Noël se frottant les mains à la mine réjouie.
Ce dernier fit craquer ses doigts, s'étira quelques peu le dos puis, avec un sourire, donna un puissant coup de pied dans la porte qui s'ouvrit à la volée pour s'écraser dans un grand fracas contre le mur adjacent. La vue qui s'offrait à eux était... la même que d'habitude : une étendue de bitume encadrée de pathétique fleurs fanées que le vieux jardinier du lycée soignait amoureusement tout les jours.
La plupart des élèves étaient déjà parti et seul restait quelques groupes isolé discutant de leur projet pour week-end. Le sourire de Will disparut lorsqu'il vit ces personnes, agglutinés ensemble comme des charognard autour d'une carcasse fraîchement abattue. Il secoua la tête, déçu par les tendances sociales de ses semblables et, après avoir reniflé de dégoût, jeta son skate au sol, l'esquintant un peu plus.
- On aurait pas dû frapper comme ça dans la porte tout à l'heure, soupira Clément. Imaginez si le dirlo avait été là ?
- Allez laisse tomber ! pouffa Jean Noël. Viens plutôt mater ma bécane !
Abandonnant sa musique à regret, Will réussit à entendre la dernière phrase et suivit ses amis jusqu'à une moto marquée par les accidents. Sa peinture jaune qui avait certainement dû être très vive il y à longtemps avait aujourd'hui quasiment disparu sous les rayures et la boue. Fier malgré tout, Jean noël sauta dessus et, après avoir mit le moteur en marche, fit vrombir sa machine jusqu'à effrayer les quelques élèves restant sur la place.
A la fin d'une accélération mémorable, il fut intrigué par un brusque soubresaut de ses amortisseur (alors qu'il était à l'arrêt) et, inquiet, se retourna vivement.
Le visage quasiment collé contre le siens, une jeune fille aux traits fins souriait.
Surprit par cette brusque apparition, le possesseur de la moto sursauta et chuta de son véhicule, atterrissant durement sur l'étendue de bitume. La nouvelle venue riant à n'en plus pouvoir.
- Putain ! KIM !!! On fait pas peur aux gens de cette façon !!! Hurla Jean-Noël, essayant vainement de retrouver son honneur perdu.
Will, qui souriait sincerement, contemplait la jeune fille : elle était vraiment ravissante. Habillé d'un baggy à la mode skater et d'un large pull, elle cachait de grand yeux marron derrière de longue mèche de cheveux noirs, ajoutant encore à son charisme.
- Il aurait vraiment fallu que tu puisse voir ta tête ! tenta de d'articuler Kim entre deux hoquets. Nan, sérieux j'adore te voir comme ça, t'es trop mign...
Mais elle s'interrompu à l'instant où elle se rendit compte que la moto commençait à chuter en arrière, inexorablement. Elle vit disparaître le visage de ses amis, peu à peu remplacé par un ciel bleu et quelque nuage blanc flemmardant au gré du vent.
Heureusement, sa chute fut stoppée par le pied de Will qui bloqua la moto dans un angle plutôt inquiétant.
Le choc la fit malgré tout tomber dans les bras de ce dernier qui la serra délicatement contre lui.
- Tu m'as fait peur, lui chuchota t-il.
Kim s'étonna qu'il dévoile aussi facilement ses sentiments, lui qui est si froid d'habitude. Mais sa surprise fut rapidement remplacée par un grand sourire avant qu'elle ne se blottisse encore plus contre Will.
La première frayeur passé, Jean Noël et Clément sourirent face à ce beau tableau puis s'installèrent sur la moto, prés a partir. Will se leva sans lâcher Kim puis ils montèrent sur le skate et attrapa une corde fixée à l'arrière du véhicule.
- C'est parti ! Cria Jean Noël avant d'accélérer brusquement, regardant derrière lui en espérant avoir effrayer Will mais sans aucun résultat.
Will tint Kim plus fortement contre lui, ne voulant pas qu'elle risque de chuter à nouveau.
- Et si on allait la-bas ? demanda Clément.
Sa demande fut très largement approuvée par ses amis et Jean Noël changea de direction.

# Posté le mardi 03 mai 2005 14:04

Souvenir souvenir

Souvenir souvenir
Clement cessa son réçit et se rendit compte qu'Axle était parti. Il s'étonna et l'attendit, stoppant l'afflue de souvenir qui le tourmentait depuis une heure maintenant.
Le temp passa doucement, Clement traçant des rond sur les pavés poussiéreux qui entourait la fontaine. Axle revient enfin, une nouvelle cigarette à la bouche, un grand sourire sur les levres.

- J'ai trouvé de quoi égayer un peu notre aprés midi, dit il.

Et Axle sortit un petit carré marron de sa poche qu'il se mit immédiatement à effriter avec la flamme de son briquet. Clement ne dit rien pendant un moment puis intérrompi Axle en plein roulage d'une "étrange" cigarette.

- Au fait, tu prefere etre appelé Axle ou Will ?

Axle cessa immédiatement ce qu'il faisait et regarda Clement au plus profond de ses yeux.

- Je ne sais pas... avoua t'il. Axle et Will aurais du vivre tout les deux mais seul moi ai survécu... mon frere est toujours dans mon coeur... meme si je ne l'ai jamais connu... je suis Axle aujourd'hui ! Si cela doit changer, tu sera le premier au courant mon amis.

Clement sourit à la réponse d'Axle, il n'avait décidément pas changé.

- Dans tes souvenir de tout à l'heure, tu t'es arrété où ? demanda Axle à Clement. Quand on est sortis du lycée ? tu me permet de raconter la suite ?

Clement acquiessa et s'intalla plus confortablement contre la fontaine, se préparant à passer plusieur heures à ressasser les souvenir.

Et l'histoire continua:

La sensation de vertige commença à s'estomper.
Le sol en béton de l'ancien hôtel qui avait disparu de sous ses pieds il y a quelques secondes avait enfin repris place, remplacé par une terre totalement asséchée mais jamais Will n'avait été si heureux de la sentir aussi présente sous lui.
C'était étrange ce qui a pu leurs arrivés. Ils était tous parti dans leurs endroits : un vieil hôtel abandonné qu'il avait relativement retapé pour pouvoir y passer le plus clairs de leurs temps. Il parlait tous ensemble quand soudain Will avait vu un journal au milieu de la pièce taguée dans laquelle ils se trouvaient. En se penchant, il vit que le premier titre annonçait en gros caractère :
Ce soir, jours de l'éclipse, le bon Jean Chastel disparu de la ville d'Alès. Les recherches sont menées pour le retrouver.
Will avait pris un briquet, et avait commençé à faire brûler le journal. Il suivait des yeux les flammes qui léchait le papier lorsqu'il vit, au moment ou le feu commençait à entamer le haut du papier, la date d'impression du journal :
8 mai 1879
Peu à peu, le souvenir enivrant de ce "voyage" revint totalement à Will qui, tout en souriant, fixait intensément le sol autour de ses pieds.
Le journal avait brûlé totalement et après c'était le noirs, il ne se souvenait que d'un hurlement de la part de Kim et d'une sorte de tourbillon bleu vert, comme si une tornade chaude l'avait entouré avant de disparaître pour qu'il se retrouve dans cet endroits inconnu.
Au bout de quelque minutes (le temps de faire le point), son regard quitta ses sandales afin d'observer le paysage alentour.
Il se trouvait dans une plaine venteuse, totalement à découvert où seul un gigantesque arbre totalement dénudé semblait trôner royalement aux centres d'un véritable océan de feuilles étrangement vertes et de hautes herbes courbant l'échine sous le souffle du vent.
Will esquissa un faible sourire qui disparut après quelque seconde de réflexion...
Son regard redescendit brusquement afin de se fixer sur une paire de sandales constituées d'une semelle de bois et de lanière de cuir. Le confort de ses anciennes baskets aurait presque déjà pu lui manquer.
Ses yeux s'écarquillèrent démesurément mais, soudain, un nouveau doute l'assaillit.
Son regard monta le long de ses jambes et il découvrit que le sempiternel baggy qu'il portait il y a encore quelques minutes avait été remplacé par une longue bure noire et rapiécée. Les longs lambeaux de tissus partant de ses hanches voletaient dans la brise qui semblait l'entourer... à moins qu'une sorte d'étrange volonté propre les animent. Son regard monta encore une fois et il découvrit un torse recouvert d'un fin tissu qui en épousait chaque creux et formes tout en dévoilant une forte musculature qu'il n'avait pas quelques minutes plus tôt.
L'étonnement de Will laissa rapidement place à de l'inquiétude. Clément et Kim l'avait pourtant bel et bien suivit dans cette sorte de tourbillon qui les avaient emporté mais il avait beau regarder autour de lui, impossible de trouver la moindre trace de ses amis.
La puissance du vent semblait augmenter en même temps que la colère naissante qui oppressait peu à peu Will. Une fois de plus il était impuissant, une fois de plus il avait perdu ses amis...
Une bourrasque bien plus forte que les autres fit passer devant son visage ce qu'il prit tout d'abord pour des centaine de filament noir.
D'un geste rapide et précis, Will les attrapa et fit courir ses mains sur toutes leurs longueurs, passant sur son torse, ses épaules puis remontant vers sa nuque.
Le vent s'arrêta et les étranges filaments tombèrent dans ses mains, sans vie.
- Alors, cela serait...
En effet, c'était bel et bien de long cheveux noir qui lui coulait maintenant le long du dos tel un ruisseau calme et lisse dont le lit serait son échine et qui ne s'arrêterais qu'au niveau de ses reins.
Will sourit et se baissa pour arracher une lanière de cuir à ses sandales de fortune dont la fonction première fut vaguement modifiée pour permettre de serrer ses cheveux en une gigantesque queue de cheval.
Soudain, un fort craquement retentit.
Will se retourna violemment et jeta un regard noir en direction de la rivière la plus proche. Son courant semblait être modifié par une étrange force sous marine.
Les morceaux de tissus noirs semblèrent s'hérisser et le vent recommença à tourner de plus belle autour de lui, aplatissant une nouvelle fois les herbes qui semblaient avoir retrouvés leurs formes dentant.
C'est à ce moment que la surface de l'eau explosa !
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# Posté le vendredi 06 mai 2005 08:11

Modifié le vendredi 06 mai 2005 08:24

Pendant ce temps là, clement.

Pendant ce temps là, clement.
Clement écoutait attentivement son amis puis éclata de rire.

- Je vais te raconter ce qui m'est arrivé pendant que tu t'admirais !

Clement resta quelque temps allongé, admirant avec délice les nuages traversant paresseusement le ciel azuré.
Quelques minutes passèrent, temps de repos durant lequel de nombreuse questions l'assaillirent mais les réponses viendrait plus tard se dit il, il n'y avait donc pas de raison de s'affoler.
Puis, tel un raz de marée, le souvenir des cinq dernières minutes l'assaillit! Le tourbillon aqueue qui l'entoura, la sensation de vitesse, la couleur beige... omniprésente.
Il se leva brusquement, faisant rouler quelques cailloux qui dévalèrent la petite vallée dans laquelle il se trouvait.
Des arbres, beaucoup d'arbres entouraient de part et d'autre le petit vallon qu'il occupait mais bizarrement aucun à l'intérieur, aucun dans les environs immédiats.
Le sol sur lequel il se trouvait été très humide, comme s'il avait plu il y a peu...
Tout à coup une forte douleur l'empoigna. Il aurait juré qu'une petite perceuse tentait diaboliquement de lui vriller le crâne à vitesse minimum. Ses mains tatonérent à la recherche d'une blessure mais la douleur s'estompa immédiatement, remplacé par une brusque surprise : Ses cheveux était devenu plus court, plus soyeux et tenait debout sur son crâne tout en étant légèrement incurvé, comme s'il tenait chastement tête au soleil. Il attrapa deux mèches qu'il mit devant ses yeux et constata avec horreur que la première moitié de ses cheveux était noire, alors que la pointe était châtains claire.
Clement soupira et, après avoir secoué la tête, regarda plus attentivement ses environs immédiats.
Ce qu'il avait prit pour une vallée était le lit d'une rivière apparemment asséchée. De nombreux galets s'étalaient autour de lui, parfois profondément planté dans le sol sablonneux.
Il se leva et épousseta précautionneusement les dizaines de bande de tissus brune qui, regroupé horizontalement ensemble, formaient un pantalon extrêmement moulant.
Maintenant blasé, Clement ne s'étonna même pas de voir que deux carquois remplit de flèches étaient accroché a chacune de ses hanches, qu'un arc ouvragé était fixé à son dos et que son anciens sweet-shirt avait été remplacé par des bandage sur la moitié inférieur du torse et par des sorte de coudières métalliques articulée sur toute la longueur de ses bras.
Il soupira à nouveau et avança quelque peu avant que le lit de la rivière ne fit place à un vide certains. Il se pencha et observa le paysage en contrebat.
Une gigantesque plaine venteuse s'étendait a perte de vue uniquement troublée par un arbre étrangement peu feuillu et par une simple rivière remplit d'eau magnifiquement bleue. Du regard, il suivit le chemin de l'eau, partant de la ligne d'horizons, zigzaguant à droite et a gauche pour enfin partir droit vers lui en passant juste a coté de l'arbre.
- En effet, l'ancienne rivière qui coulait ici devait finir en cascade, pensa Clement. Mais... si le lit de la rivière est à sec ici... et que en bas l'eau semble être bien présente... CELA VEUT DIRE QUE...
Le cour de ses pensées fut interrompue par un grondement immense. Clement fit volte face et découvrit avec horreur qu'une vague immense déferlait dans le lit de la rivière... droit sur lui. Il leva les bras, tels de futiles barrages espérant survivre à la fureur des éléments... puis il se raidit!
Le choc fut épouvantable! Un troupeau d'éléphant en colère n'aurait pas frappé plus fort! Clement décolla sous la première vague avant de s'écraser à quelque centimètre du bord, le visage en sang.
Le second choc, bien plus puissant que le premier, fit voler clement à plusieurs mètres de la falaise, à semi évanoui. S'ensuivit une affreuse chute d'une cinquantaine de mètres, immédiatement suivit d'un puissant choc contre la surface de l'eau qui fit retentir un craquement écoeurant dans la colonne vertébrale du malheureux. Enfin, des dizaines de mètre cube d'eau l'ecrasèrent, remplissant ses poumons et finissant le travail de mort qui avait commencé il y a maintenant dix seconde.

# Posté le vendredi 06 mai 2005 08:21