Cinéma

Cinéma
L'adolescent entra dans la salle qu'il connaissait si bien, celle où, chaque vendredi soir, il allait regarder un des films proposé, quelque soit son theme. La piece était petite... peut etre une trentaine de place... les fauteuils en velour rouge était pour la pluspart eventré et des reste de popcorn en débordais... comme si les sieges les vomissaient...
En ce début du vingt et unieme siecle, les exigences du grand public on fortement changé: Le son doit etre 5.1, l'écran doit afficher une résolution extremement précise, les sieges doivent etre rembouré, doux et confortable, sans tache ni odeur...
C'est à cause de cette évolution que ferme enormement de cinéma "a l'ancienne". Ces rescapé de la technologie, leurs convivialitée, leurs rares erreur dans les bobines... C'est cette ambiance qu'appréciait particulierement le jeune garçon, le calme de ces petites salles, les visages connu qu'il revoyait regulierement... mais il savais que cela devait etre ephemere... le cinema allais bientot fermer.
- Plus rentable... avait dit le vieil homme qui le gérait, avant de lacher un sanglot et de partir dans la salle des machines.
Il secoua la tete pour oublier ces tristes pensées, son film allait commencer...
Il s'installa dans un des profond fauteuil et jetta un coup d'oeuil autour de lui :
- C'est vrais qu'il n'y a plus personne... murmura t'il.
Soudain, le rideau se leva, un grand halo de lumiere traversa toute la salle, méttant en évidence la poussiere qui voletait par-ci par-là, et une image apparut enfin sur l'écran. Ainsi commençait le film: générique, intro musicale, présentation des personnages... Il connaissait tout les acteurs, ils avait vu une bonne dizaines de leurs films respectifs, il les connaissait, ils le connaissaient.
- Et, dans son propre role, tonna la voix off qui présentait les acteurs principaux. Will Alrick !!!
L'adolescent n'en revenais pas... Il ne connaissais aucun acteur nommé ainsi... si ce n'est... lui meme...
Il se nommait Will, lycéén banal, retranché sur lui meme, timide, eleve moyen, peu d'amis... il vouait une passion inconsidéré pour le cinéma, sa maniere de rever, la seule façon pour lui de s'échapper au monde qui l'entoure. En entendant son nom, il se leva, regarda le visage acceuillant de son acteurs préférée et enjamba le siege devant lui, avançant vers l'écran. Sa main se posa avec méfiance contre la paroie blanche qui reflétait le film... puis s'enfonca, traversant le fin halo de lumiere et penetrant dans un autre monde. Tout son corps suivit le mouvement et soudain, il y eut un blanc.
Will ouvrit ses yeux et regarda d'un air hagard les gens qui l'entourait... des centaines d'hommes, portant épée et armure étincelante, le regardais, l'air grave, attendant le moindre de ses ordres.
- Général ! Hurla l'un d'eux. Nous attendons vos ordres !
Will hésita quelques secondes puis, se rappelant de tout les films qu'il avait pu voir, dit d'une voix assuré:
- Quelle est la situation soldat ?
Le guerrier lui explica qu'ils avait marché durant plusieurs lune en directions des pays arabes pour vengers leurs compagnons defunt, et qu'aujourd'hui ils étaient aux porte de la ville, p)ret à mener l'assaut dés que l'ordre en serais donné.
- Bien... murmura Will. Je veux tout ce que vous avez sur la ville ! Plan, géographie, estimation des troupes ennemis ! Je veux tout ! Meme l'adresse de leurs tailleurs !
Will jubila en disant cette derniere phrase. Elle était digne des plus grand acteurs !
Tout ce qu'il avait demandé lui fut ammené et, aprés quelques minutes de reflexion, un soldat essouflé vint déranger Will.
- General !!! Hurla t'il. Les arabes on vu nos troupes et ils sont sur le pieds de guerre, pret à charger !
Will jura et pris l'épée du soldat avant de courrir vers le cheval le plus proches
- SOLDAT ! Commanda t'il. EN AVANT !
Les centaines de guerriers qui l'entouraient prirent environs 30 secondes pour se preparer, seller leurs chevaux... etc et c'est en une grande rangée qu'ils s'avancèrent vers les troupes ennemis.
Will ne put cacher son admiration... façe à lui, prés de deux cent hommes, tout d'étoffe vetu, sabre à la main et chevauchant des chameaux, lui tenait tete.
- OLA ! Hurla Will à l'adresse du général ennemis. Rend toi ! Tu n'as pas la moindre chance ! Accepte une mort sans douleurs où je le jure sur ma propres tete, ton ame perira en enfer !
L'homme en question répondit une dizaine d'insulte en arabe avant de lever son épée vers Will
- Bien... repondit ce dernier. Puisque tel est ta volonté... CHARGEZ !!!
Son cris fut noyé par les hurlement de ses hommes qui se lançaient vers l'ennemis. Deux masses grouillantes se dirigeais l'une vers l'autres à une vitesse effrayante, englobé de cri de rage, de cliqueti d'armes et de repirations des monture.
Puis se fut le choc ! Les deux camp se rencontrèrent, épée contre sabre, chevaux contre chamaux, français contre arabe... Will se débttait comme un beau diable, tranchant, plantant, décapitant, eviscérant... Il avait du sang dans les yeux, sur les mains, dans la bouche... un soldat ennemis tenta de le decapiter, Will esquiva et sauta de son cheval vers l'ennemis. Les deux corps roulèrent au sol, se battant l'un contre l'autre. Soudain, Will retomba sur ses jambe, attrapa l'arabe par le cou, et lui planta son épée dans le torse, sous les hurlement de douleurs du vaincu. Il se releva, l'air hargard, et vis un chameaux chevauché par le général ennemis chargeais droit sur lui. Puisant en lui ses derniere force, ils prit son épée a deux mains et visa les jointures des jambes de la monture. Son épée penetra la chairs, brisa les os et fit chuter le chameau en avant. L'homme glissa, tomba au sol dans un craquement ecoeurant, la nuque brisée.
Soudain, à la vue de son ennemis jurés mort d'une façon aussi grotesque, Will commença à réagir... Il venait de tuer des dizaines d'hommes... des centaines indirectement... Il n'était qu'un adolescent pourtant... Que faisais t'il ici ? Dans un lieu aussi sanglant ? Il n'avais pas à...
Sa réfléction fut intérompu par la lame éfilé d'un sabre qui lui trancha le cou aussi net.
UN hurlement retentit dans la salle ! Will ouvrit les yeux et vit le générique de fin du film étre lentement éffacé par un rideau rouge et déchiré.
- Je me suis endormis... se dit t'il. J'ai révé... mais je ne sais plus de quoi...
- WILL ! Cria le gérant. C'est l'heure de la fermeture ! T'as aucun sentiment pour empecher un vieux comme moi d'aller se coucher tot ?
- J'arrive, j'arrive ! répondit t'il.
Will salua le vieux bonhomme et sortit dans la rue, la tete basse et les mains dans les poches, se disant qu'un cinéma est un cinéma, pas besoin d'avoir la derniere technologie cinématographique pour faire rever les gens.
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# Posté le jeudi 05 janvier 2006 18:04

J'ai pas d'idée de titre

J'ai pas d'idée de titre
Le vieux professeur s'installa dans l'amphithéâtre, déroula ses rouleau de parchemin avant de faire glisser ses lunettes en demi-lune sur son nez.
- Bien, aujourd'hui, je vais vous parler des Dungeons, dit-il.
Tout bruit cessa sur le moment, les élèves aimaient les cours du vieil homme car il était différent des autres lui ! Ce qu'il disait, il en parlait avec expérience, comme un vieux loup ayant perdu sa meute il y a bien longtemps.
- Alors ? Qui peut me dire ce qu'il sait sur ces « étrange » endroit ?
Sa phrase sembla flotter dans l'air, traversant toute la salle avec une lenteur exaspérante sous les regards intrigués des élèves. Au premier rang, un doigt timide se frissonna et une jolie tête blonde leva ses yeux bleu vers le vieillard.
- Vous ! Murmura l'homme en adressant un clin d'½il à l'élève assis en face de lui. Démontrez-nous votre « science »...
La jeune personne se leva et inspira un grand coup, prête à débiter ce qu'elle avait appris dans ses livres jusque tard durant la nuit dernière
- Les Dungeons sont des endroits très...
Mais elle fut interrompu lorsque la porte de l'amphithéâtre s'ouvrit à la volé, laissant entrer dans la gigantesque salle trois jeunes garçons à l'allure inquiétante.
- Excusez nous... dit le premier lorsqu'il pénétra dans la salle. Nous avions... oublié l'heure du cours...
Le jeune homme qui avait parlé possédait de grands yeux noisette, brillant de malice. Ses cheveux rouges, érigé vers le ciel comme une moquerie au soleil, possédaient une lueur qui leurs était propres, une sorte « d'âme » en quelque sorte. Il était habillé d'une grande tunique blanche et immaculée.
A son entrée, de nombreuse fille ne purent s'empêcher un soupir, toutes ou presque avait déjà essuyé un refus de sa part, que ce soit pour les accompagner à une fête, passer une après midi ensemble ou même pour quelques ébats derrière les bâtiments de l'Académie.
- Zack ! S'énerva le vieil homme. Vous apprendrez que l'heure est la même pour tout le monde ! Et je tiens aussi a dire que... Skynet ! Les animaux sont interdits dans l'enceinte du collège !
Sa dernière phrase était destinée à la seconde personne à être entré : un dieu de la nature, tout de cuir vêtu. Ses yeux, caché par de longs cheveux sales, exprimaient une expression de pur dégoût d'être enfermer dans une pièce, aussi grande soit-elle ! A ses pieds, un énorme loup se léchait les babines, regardant avec envie les jeunes gens assis sur leurs sièges.
- S'il doit sortir, je sortirais aussi... murmura la voix rauque de Skynet.
Les élèves, entassé sur leurs sièges de peur d'attirer l'attention de la bête, retinrent tous leurs souffles lorsque, apparaissant dans l'embrasure de la porte, une silhouette affreusement familière fit son apparition.
- Oh ! Mushra... dit le vieux professeur au dernier arrivant. Que nous vaut le plaisir de votre venue ?
Un grand jeune homme, incroyablement fin dans ses vêtements amples et sombres, lança un regard assassin au professeur. Les longs cheveux noirs lui tombaient jusqu'au bas des reins et semblait faire parti de son habillage. Ses yeux gris, eux, possédaient un éclat démoniaque.
- Je m'ennuyais, dit-il. Les armes sont toujours interdites en cours ?
- Bien entendu ! S'indigna le professeur. Comment cela pourrait t'il être autrement suite a ce que vous avez fait à votre camarade ?
- Il l'avait cherché... et puis... n'importe qui peut vivre normalement même sans...(il s'interrompis sous le regard meurtrier de son professeur) enfin, sans jamais avoir d'enfant...
Mushra se dirigea vers le bureau et commença à poser son « équipement » aux coté du professeur. Il se débarrassa du gigantesque sabre qui barrait son dos, de deux plus petit qui pendaient sur ses hanches et d'une demi-douzaine de couteau, disposés sous sa tunique, au niveau des mollets, des cuisses, et des avant-bras.
- Cela vous va t'il honorable vieil homme ? Demanda Mushra, non sans une once de moquerie. A moins que vous ne contiez m'enlever ça aussi ?
Mushra tendit la main et une boule de feu apparu dans sa paume, il la regarda avec amusement avant de la faire disparaître comme elle était venue.
Le professeur garda le silence et, non sans un sourire face à l'arrogance d'un de ses élèves, lui intima de rejoindre sa place.
- Ou plutôt... attendez ! Se ravisa t'il. Je pense que, avec vos amis, vous etes les mieux placé pour pouvoir parler des Dungeons.
Mushra s'arrêta avant de se retourner vers le vieil homme pour lui adresser le sourire le plus sincère que le professeur n'ait jamais vu.
- Tout d'abord... Zack, Sky ? Commença Mushra. Vous venez m'aider ? Vous savez que l'oral c'est pas trop mon truc...
Un sourire carnassier apparu sur ses lèvres juste avant que ses amis ne descendent de leurs places pour le rejoindre au centre du cercle d'élève.
- Hum... Les Dungeons sont des endroits très différent de ce que l'on peut voir dans les villes ou les campagne, dit Zack de sa magnifique voix. Ces endroit sont des lieux fermés ou seul peuvent entrer les personne ayant un don particulier. En fait, ces endroits se visite par groupe généralement... y aller seul est une pure folie (Zack jeta un coup d'½il à Mushra avant de poursuivre) car ils sont peuplés de créature... démoniaque dirons nous. Je vous explique le principe : Le groupe d'aventurier...
- Ou l'aventurier, susura Mushra
- Ou l'aventurier penetre dans le lieux, une fois à l'intérieur, toutes personnes qui souhaite les rejoindre...
- Ou le rejoindre...
- Ou le rejoindre aurons leurs propres « version » du Dungeons, rempli par d'autre monstre, d'autre trésors. Donc, un groupe OU UN AVENTURIER qui penetre dans le lieux, doit en général réussir certaine quete pour des personnes de la ville, tue des monstre et ammasse des trésors. Si une personne en sort, il pourra y revenir tant que quelqu'un de sont groupe se trouve à l'intérieur, si tout le monde sort, les monstre et les trésors réaparraissent.
Un silence suivi sont explication avant que tous les doigts ne se lèvent en même temps.
- Heu... vous ! Désigna le professeur du doigt, épaté par le charisme de son jeune élève.
- Vous avez parlé de don... quel est-il ?
Zack laissa échapper un rire cristallin et dit :
- Ce n'est pas véritablement un don... mais une démonstration sera plus simple que de longue explication... Monsieur ? Je vais vous demander de ne pas intervenir, je gère la situation...
A l'instant ou il finit sa phrase, Mushra sauta et sembla flotter dans l'air, les bras tendus vers le ciel, marmonnant des paroles incompréhensibles. Skynet sauta en arrière, murmurant un « et galère » avant de lâcher un grognement de loup, tout de suite suivis par son compagnon animal. Il se mit à quatre pattes et son regard habituellement si doux se scinda en deux yeux bestiaux, demandant du sang.
Mushra lui, réatérit lourdement sur le sol, les yeux dans le vague, jetant un vague regard a ses armes a coté du bureau, puis souriant en faisant craquer ses doigts.
Soudain... il disparut !
Le loup reçut un coup puissant dans le flanc avant de s'envoler pour s'écraser au milieux des élèves. Mushra se tenait là où était la bête une seconde auparavant, regardant son poing avec un sourire inquiétant.
Skynet n'attendit pas ! Bondit en avant et assena un puissant coup dans la mâchoire de son adversaire. Celui ne bougea pas, cracha du sang et regarda son amis dans les yeux.
- C'EST MOU ! Hurla t'il avant de le pousser violemment en arrière.
Skynet subit le choc, s'envola avant de passer par la fenêtre dans un bruit de vitre brisée.
- J'abandonne... dit une faible voix venant de l'arbre le plus proche du bâtiment.
D'un bond, Skynet réapparut dans la salle, enlevant les quelques feuilles coincées dans ses cheveux. Il siffla, et le loup réapparut à ses coté, comme si rien n'était.
Mushra, lui, sembla atterrir, regardant légèrement hagard le bazar qu'ils venaient de mettre.
- Voilà ce que j'entendais par don. Dit Zack à la classe avec un sourire. Il faut aussi savoir que...
- Eux ils savent se battre mais toi tu fais quoi ? L'interrompis un élève moins peureux que les autres.
- Concrètement, le seul qui sait vraiment se battre c'est Mushra. Skynet reste en arrière, tirant à l'arc, posant des piéges ou passant inaperçu... Moi en fait je...
Il n'eut pas le temps de finir sa phrase, Skynet avait déjà fait apparaître un arc entre ses mains et une flèche était maintenant figée dans l'estomac de Mushra qui le regardait, étonné.
Zack ferma les yeux et de faible particule bleu semblèrent émaner de lui, se dirigeant vers la blessure de Mushra. La flèche ne tarda pas à disparaître, tout comme le sang... seul restait un trous dans la tunique.
- Il y a tout de même un défaut ! Dit Mushra à la foule bouche bée. Regardez-moi ça !
Mushra souleva sa tunique et fit apparaître un torse imberbe, strié de cicatrice de toute sorte, plus ou moins profonde selon les cas. Une étoile claire subsistait à l'endroit ou la flèche l'avais touché.
Le silence retomba dans la salle...
Une cloche sonna...
Les élèves sortirent.

# Posté le jeudi 05 janvier 2006 18:06

Tue un homme

Tue un homme
Elle est belle... apeurée...
Sa longue robe noire virevolte au gré des vents froid de la nuit, moulant ses formes attirantes, me laissant voir la courbe de ses fesses. Ses cheveux, noirs eux aussi, suivent le même mouvement, coulant dans son dos comme une vague divine, brillante dans les ténèbres de la ville.
Derrière moi, la soirée bat son plein. Sous ma main, la baie vitrée glisse doucement, faisant disparaître la douceur de la musiques, les éclats de rire des personnes joyeuses et amusées, la tranquillité de ces lieux...
Je m'avance... sans bruit, aucun. Mes chaussures bon-marchés glisse sur le froid dallage de la terrasse, m'avançant vers la déesse qui ne m'as pas encore remarquée.
Elle est belle...
- Belle soirée n'est-ce pas ? Dis-je avec la voix douce et chaude qui me caractérise.
La déesse se retourne lentement, me laissant apprécier chacune de ses formes, sa maigreur parfaite, la courbe de ses seins...
- Sans doute pour une autre... me confit-elle avant d'à nouveau se retourner vers les ténèbres.
Je ne peux m'empêcher un sourire avant de me diriger d'un pas lent vers sa douce silhouette. Sa voix est attirante comme un chant, laissant entre-voir à chacune des syllabes prononcées une note qui leurs est propres, douce, enivrante. La distance qui nous sépare se réduit, je ne la touche pas, de peur d'effrayer cet oiseau tombé du nid.
- Quoi qu'il en soit, la nuit est magnifique. Continu-je, et ce, pour n'importe qui.
Elle se retourne, plus brusquement cette fois, plantant ses yeux verts dans les miens comme deux poignards à l'acier trempé par la peur. Elle me toise, me juge puis se décide enfin à parler :
- Auriez vous une cigarette ?
Je fouille dans les poches de mon costume, sortant un paquet qui ne m'a jamais servi personnellement. Mes doigts glissent à l'intérieur et saisissent un de ces longs tubes qu'affectionnent tant les personnes « mondaines ».
Tout en me regardant, elle saisit l'objet offert et le porte à sa bouche.
Elle est belle...
En un éclair, ma main fond dans ma poche pour en ressortir un objet métallique, brillant. Un léger déclic retendit lorsque le ressort se bloqua, faisant apparaître une flamme qui persista malgré l'assaut du vent.
- Désirez-vous du feu ?
Elle me regarde toujours, mi-amusée par ma galanterie sur-jouée, mi-apeurée par un homme qu'elle ne connaît pas. Quelques secondes passent, elle accepte. Je m'approche de la rambarde sur laquelle elle était accoudée, jette un regard aux lumière de la ville, puis dit :
- Vous êtes belle... pourquoi restez-vous à l'extérieur ? Une dizaine de ces soudards doivent attendre votre retour... vous les ensorcelez ! Vous nous ensorcelez tous...
Elle reste coite, ne sachant que dire. Je vois dans ses yeux qu'elle veut me parler, se confesser, mais qu'une force inconnue la retient. Je continue :
- Vous ressemblez à un oiseau... un oiseau volant librement dans le ciel, possédant la plus pure des libertés... Mais vous êtes épuisée, vous avez volé trop longtemps, il ne tient qu'à vous de trouver une branche pour vous reposer, sinon... vous mourrez ! Epuisée...
Mes mots font leurs chemins en elle, la pénètre doucement et ouvrent des portes depuis trop longtemps fermée. Les vannes s'ouvrent, une larme coule sur sa joue délicieusement pale. Je m'approche d'elle, lui murmure qu'elle a trouvé sa branche, que dorénavant elle ne serait plus seule, que tout allait bientôt s'arranger pour elle, qu'elle n'a plut à avoir peur...

Souvent les médecins, avant de planter une seringue de la taille d'une paille dans le bras d'un enfant apeuré, disent, sans grande conviction : C'est pour ton bien !
Mes balles, elles, se plantent dans des c½urs encore vivants, elles ne font aucun bien. Et surtout... elles ont la taille de mon petit doigt.

Deux déflagrations sont étouffées par le silencieux de mon pistolet. Deux projectiles traversent le corps de la déesse qui s'écroule dans mes bras, avant de disparaître dans la nuit. L'une des balles en acier a traversé son c½ur, lui assurant une mort certaine. L'autre a transpercée uns de ses poumons, laissant s'échapper un triste sifflement signe de son dernier souffle de vie...
Je lui appose un dernier baisé sur ses joues encore rose puis, tel un danseur avec sa partenaire, je me dirige vers la rambarde. Je la prends dans mes bras et, après avoir murmuré :
- Tu es belle...
Je la laisse partir en arrière, chutant des quarante étages de l'immeuble où je me trouve. Sa robe rouge disparaît dans la nuit, je ne la vois même pas toucher le sol.
Au loin, le soleil se lève.
Je me retourne, ouvre la porte vitrée et, tout en me dirigeant vers l'ascenseur qui me mènera au rez-de-chaussée, sert quelques mains chaleureuses, les remerciant pour cette agréable soirée.
J'y arrive enfin. J'appuis sur le bouton. La porte s'ouvre. Je pénètre dans la cabine exiguë et tombe face à un visage familier... mon visage.
De fins cheveux châtains mi-long lissé en arrière, des sourcils fin, des yeux bleus électrique réduit a deux fines fentes, un nez fin, des lèvres fines, des traits fin eux aussi... ajoutez ma silhouette fine flottante dans cet affreux smoking et vous obtiendrez le physique de l'homme que l'ont oublie rapidement, celui qui passe inaperçu dans les foules les plus denses.
Celui de l'homme fin...

Tue un homme, tu seras un criminel !


Tout n'est qu'une succession d'agression... une personne me tombe dessus, je la repousse... les flashs m'aveuglent... la musique vomit par les haut-parleurs me fait tourner la tête... Il fait sombre, je suis entouré de monstre habillé de cuirs et de métal.
Mais je me fonds dans la masse, habillé de noir, long manteau, sabre pendant sur une de mes hanches, je passe inaperçu au milieu de ces personnes rebutantes.
Une femme se déhanche sur une table, enlevant vêtement après vêtement... Elle me rappelle... non, c'est impossible !
Je continue d'avancer dans la foule, repoussant les personnes droguées, ivre ou en chaleur pour me diriger vers le bar.
L'homme qui se trouve derrière le comptoir est horriblement laid... habillé en motard des années 70, son crane luisant reflète les lumières agréssantes de la boite de nuit, comme une pathétique boule a facette.
- Qu'est-ce que vous voulez ? Lâche t'il en même temps que son haleine puante.
Je le toise... je pourrais le tuer... là, tout de suite ! Ma main glisserait dans ma poche et sortirait mon calibre. Mon doigt appuierait sur la gâchette et adieu Mr Horrible ! ... Mais c'est impossible... je pourrais rater ma véritable cible, celle pour laquelle je suis venue...
- Un whisky !
Ma tête tourne lentement vers la personne qui vient de s'asseoir à mes coté... un jeune homme pale, les yeux soulignées de profondes cernes, accompagné de deux demoiselle qu'il retient par deux laisse accroché à leurs cous.
Ma cible !
Le barman pose le verre sur la table avec un bruit sec. Ma cible, elle, se retourne pour caresser l'entrejambe d'une de ses « chiennes » .
Ma main disparaît sous ma veste, prenant une des pilules qui jonche mes poches et la jette discrètement dans le verre de mon voisin.
Il boit.
Dix minutes... dans dix minutes, il aura une telle envie de ses deux « amies » qu'il les traînera dans les toilettes, tirant sans ménagement sur leurs laisses. Il fermera la porte derrière lui avant de les entraîner dans une des cabines pour pouvoir obtenir quelques gâteries de leurs parts.
Les dix minutes passe, j'imagine le scénario, chaque instant de ce qu'il va se passer dans ces toilettes : les lieux, l'odeur nauséabonde, les bruits de ce porc, le contact de mon sabre dans ma main...
Il se lève, je le suis, me frayant un passage a travers la foule hideuse, suivant mon homme de prêt.
Il entre, je m'appui contre un mur devant la porte et je compte...
- 1...2...3...... 30 !
Sans bruit, je me retourne et pousse délicatement la porte, laissant mes pieds glisser sur le carrelage sale des toilettes. Ma main se pose sur la cabine a ma droite, je ralentis les battements de mon c½ur puis je sors sans bruit mon sabre de son fourreau. J'avance, laisse passer une cabine, deux... la troisième est la bonne ! La porte est entre ouverte et je vois d'ici une jolie tête blonde faire des va-vient de plus en plus rapide.

Normalement, il y a un mot d'ordre dans ce métier : Discrétion
Cette fois, mon employeur m'as dit trois mots en plus du nom de ma cible : Discrétion, force et douleurs !

La pointe de mon sabre part en avant, traverse le crane de la jeune femme, la verge de ma cible, et la mâchoire inférieure de la même femme. En un éclair, ma main envoie une fine pointe argentée dans la gorge de l'homme, l'empêchant de hurler. Je me cambre, retirant la lame du bois de la cabine et du cerveau de la chienne avant d'assener un coup de manche dans le front de la deuxième putain.
L'homme se tient la gorge avant de s'évanouir.
Le contrat exige que je le fasse souffrir... je déteste faire ça mais sinon, ma prime est réduite de moitié...
Au bout de quelques minutes, il se réveille, bâillonné, assis sur le réservoir des toilettes, d'épais garrot attaché au niveau des épaules. Il tente de bouger... impossible...
- Pour répondre aux question que vous ne pouvez pas poser... Oui, je suis un tueur. Oui vous allez mourir et oui vous allez souffrir. Non je ne connais pas mes employeurs, non je ne peux pas annuler mon contrat et non, vous n'avez plus le droit à d'autre question !
A l'instant où je fini ma phrase, mon sabre vole vers le bras gauche du « pauvre » homme, le tranchant net mais sans grande effluve de sang (d'où les garrots). Quelques secondes suffisent pour que le deuxième bras rejoigne le premier.
Les yeux de la cible roulent de douleurs, se noyant dans les larmes et... un peu de folie je crois.
Je le force a se lever, les pieds en équilibre au dessus de la lunette des toilettes, et, après avoir rapidement tourné sur moi même, découpe les deux jambes du « client ».
Dorénavant un homme-tronc, il gîra dans les toilettes des hommes, la chasse d'eau tournant continuellement, se vidant de son sang durant de longue minute avant de remercier la mort de venir le chercher.
Je sors de la cabine en enjambant le cadavre de la demoiselle blonde. Ses yeux, pleurant du sang, figés dans une expression de pur étonnement, me regardent étrangement... c'est toujours mieux que les regards implorant que lance la plupart des...
- Et merde ! Il reste la deuxième chienne...
J'aimerais éviter les regards pleins de larme si possible...
Deux balles de silencieux font exploser sa jolie petite frimousse tel une pastèque trop mure.
Je plante mon sabre dans le torse de mon dernier « patient » puis retourne dans l'enfer des boites de nuit gothique.
Le jour ne va pas tarder à se lever...
Je sors.

Tue plusieurs hommes, tu seras un conquérant !
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# Posté le dimanche 08 janvier 2006 04:56

Suite de je sais plus quoi

Suite de je sais plus quoi
Mushra, Skynet et Zack furent les premiers a sortir de cours, se dirigeant d'un pas assuré vers l'exterieur du batiment.
- Ils ont tout avalé ! Dit Mushra entre deux hoquets de rire. Venez, on va s'installer tranquille.
Il accelera le pas et traversa rapidemement le court chemin de pierre taillé avant de se diriger vers un coin de la cours vide d'eleves. Il se retourna vers ses amis, étendit ses bras, et se laissa chuter en arriere, attérissant dans une herbe incroyablement verte.
- Ils ont vraiment eu peur en voyant Swolf, hoqueta Skynet avant de s'assoire en tailleur face à son amis. Ils ont vraiment cru qu'on se battait moi et Mushra ! Les étudiants sont d'un crédule de nos jours...
- Le pire, c'est qu'ils ont encore cru que j'était un mec ! dit Zack de son rire crystallin.
Mushra et Skynet se retournèrent vers leurs amis et assistèrent une fois de plus à un bien étrange spectacle. Les traits de Zack s'affinèrent, ses cheveux poussèrent et leurs couleurs rouge fut rapidement remplacé par un dégradé allant du blond au brun. Ses hanches s'élargirent, sa poitrine gonfla et c'est d'une voix incroyablement douce "qu'il" continua
- C'est vraiment dans ma peau que je me sent la mieux !
- Je ne comprendrais jamais pourquoi tu te sent obligée de te deguiser en homme a chaques fois qu'on va en cours... commenca à dire Skynet. Je persiste a dire que...
- ...Melow est bien mieux! l'intérompit Mushra avant de se jeter sur leurs amie et à la couvrir de baiser.
- Changeons de sujet veut-tu ? Se braqua Melow. Arrete Mushra tu me chatouille... Quoi qu'il en soit, une fois de plus, on à épaté la galerie et... Mushra... arrete s'il te plait... je pense qu'on devrait s'entrainer encore un peu histoire de devenir plus puissant... que diriez vous de rendre ces stupides jouets et d'aller acheter de vrais armes ? Pour cette fois le finir ce Dungeons ?
Sur ces mots, Melow se leva brusquement laissant tomber un Mushra l'air outré qui s'etira felinement avant de continuer.
- On as pas grand chose moi et Skynet... tu sais bien que l'orphelinat ne me donne pas d'argent...
- Et que moi, c'est pas en vendant une paire de lapin à un paysans que je vais pouvoir me payer un véritable arc...
Melow s'épousseta et fit apparaitre un morceau de parchemin suivis d'une plume en claquant des doigts
- On fait la liste et on voit d'accord ?
Une demi heure passa... demi heure durant laquelle blague, rire et baisé furent échangé maint et maint fois.
- Bon, je recapitule ! Assura Mushra en prenant le parchemin d'une Melow legerement décoiffée. Il nous faut:
- Un katana pour moi
- Un arc pour Skynet
- Un baton pour Melow
- Un kit de crochetage pour SKynet
- Une boite à medecine pour Melow
- Un kit de desamorcage pour Skynet
- Des fleches pour Skynet
- Un necessaire de cartograhie pour Melow
- Une tenue cuir et un fouet pour Melow
- Un...
- Hein ? S'emporta Melow. Tu peux rectifier MON AMOURS ?
- D'accord... on oublie la tenue cuir... On prend deux sac, un pour Melow et un pour Sky, moi je ne pourrais pas en porter, il risquerais de me gener durant les combats. Et puis... on prend un bandage pour mes yeux ou on prend le meme risque que la derniere fois ?
Un grand silence s'installa entre les trois amis... effectivement, la derniere fois avait été un reel desastre... Skynet et Melow était mort, Mushra avait traversé tout le Dungeons, portant les cadraves de ses amis pour les ramener à un pretre en ville.
- Ecoute petit roi... c'était il y a longtemps non ? Mais il y a toujours ce ce risque... prend le bandage quand meme. En cas d'urgence, moi et SKy te paraliserons... maintenant que l'on sait à quoi s'attendre, il ne devrais pas y avoir de probleme n'est ce pas ?
Face à la mine dépité de Mushra, Melow s'approcha doucement et lui murmura :
- Je suis toujours aussi amoureuse de toi...
Avant de l'embrasser.
- Bon, c'est pas tout ca, mais j'ai de l'argent a voler a mon bourgeois de pere, des potion à "emprunter" à ma magicienne de mere et des course a faire en ville ! Je vous laisse les garçon, on se retrouve plus tard Chez Margot !
Puis Melow se retournat et parti en courant. Aprés avec longuement admiré les magnifique courbe de leur amie, Skynet prit Swolf et lui dit :
- Tu veux un gros poutou mon petit roi ?
- Hey le puceau là ! Cracha Mushra en se levant brusquement. T'es aussi moche parceque tu vit dans une foret ou c'est l'inverse ?!
- Oh l'orphelin ! Répondit Skynet au tac-o-tac. Tu pense que si tu étais reellement si parfait tes parents t'aurais gardé au lieu de t'abandonner a l'age de 2 ans ?
Mushra devint rouge de rage et sauta au cou de Skynet. Ce dernier bascula en arriere et du donner plusieur coup de pied pour faire lacher prise a son amis. Au bout de dix minutes d'échange de coups de poings, les deux s'allongèrent dans l'herbe et respirèrent, le souffle court.
- Tu as changé...
- Comment ca ? demanda Mushra
- Il y a quelque mois, Will aurait pris le dessus et je serais déja mort... je pense qu'on peut le faire ce Dungeons !
- ...
- C'est dur d'etre deux en un seul corp ?
- Ca facilite enormement certaines choses... et en compliques d'autres... tu sais... l'année derniere, c'est Will qui vous a tué toi et Melow dans le Dungeons...
- Je sais... tu as oublié qui c'est qui t'as fait toutes ces cicatrices sur le torse ?
- Bah... c'est Melow non ?
- ... ouais... c'est pas faux...
- En parlant de confession... j'ai une question trés importante... ne te force pas a répondre mais... ca fait quoi d'etre puceau a ton age ?
- Batard!
Et le combat repris, ponctué d'éclat de rire cette fois.
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# Posté le dimanche 12 mars 2006 10:08

F.E.A.R Chapitre 0

F.E.A.R Chapitre 0
Chapitre 0 Follow End And Reason

Follow me until the
End of the line
And take your heart
Reason your opinion


Les hurlements du chanteurs se deversèrent à travers les hauts parleurs du radio reveil, reveillant par la meme occasion un jeune homme assoupis dans son amaque de fortune.
De long cheveux noirs se deversèrent du lit improvisé pour toucher le sol, suivit peu après d'un corp entier qui percuta le sol dans un grognement.
- Putain de bordel de...
Le jeune homme se releva douloureusement avant de se diriger vers la salle de bain, laissant trainer sa main le long des murs.
Sale... le seul mot qui pouvait definir cet endroit... Une douche de camping dans un coin de la piece surplombait un bac jaunit percé d'un seul trous d'où pouvais s'écouler l'eau sale, pour finir par passer à traver un tuyaux menant à l'extérieur de la « maison ». Un lavabeau fendu en de multiple endroit contenais ce qui semblait etre un melange de sang et d'eau croupis mélé ensemble depuis maintenant plusieurs semaine. Enfin, comme dernier ornement d'une piece qui n'en possédait aucun, une armoire à pharmacie, pleine à craquer de médicament de toute sorte, laissait faiblement se refleter l'aspect du jeune homme.
Beau... Ce jeune homme était beau ! Avec ses traits fin, ses longs cheveux noirs, son nez aquillin et son torse imberbe, il était véritablement beau (qui plus est en tenue d'Adam comme il l'était a ce moment là). Mais une chose pouvais gacher le charisme de son etre... le bandage qui scella ses yeux il y a 4 ans de cela... Un bandage sale, rafistolé de nombreuse fois, constellé de tache ocre, vestige du sang qui coula, lui barrant le visage, soutenant deux meche qui traversaient son front par la meme occasion. Le jeune homme sourit, dévoilant deux canines legerement disproportionnée par rapport à la normale, et sorti de la salle de bain, prenant au passage un des pantalons qui sechait sur le sol.
Sur son dos, gravé a meme la peau il y a quatre longue année, apparaissait en lettre grossiere ce simple mot :

Mushra



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And take your heart
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C'est étrange comme de la musique rock peut paraître génante dans un lieu de culte... qui plus est lorsqu'un bien étrange pretre est agenouillé face au Père, priant pour le salut de son ame.
L'homme se leva, réajusta son long imperméable beige avant de visser sur son crane son sempiternel chapeau de cow-boy, fendu en de nombreux endroits. Il se baissa une derniere fois, faisant le signe de la croix, et se dirigea à pas lent vers sa loge.
Sobre, froide... un lit sans drap, un bureau sans papier, un lavabeau rutilant. L'homme jeta un coup d'oeil a la piece, s'assurant que tout était en place, puis s'avanca vers la salle d'eau, laissant tomber son manteau au passage. L'eau coula, les mains glissèrent vers une éponge sur le coté et c'est ainsi qu'il commenca sa toilette rituel, celle qu'il accomplissait tout les matins, en pensant à son Dieu.
Soudain, l'homme eut un soubressaut.
- Huit ans... s'emporta t-il avant de lever les yeux au ciel. Huit ans que je tiens gravé dans ma chaire ce nom qui m'as été donné... Et tout ca pour quoi ? TU PEUX ME LE DIRE ? EST-CE CELA TA « DIES IRAE » ?!
Dans son dos, comme tant de griffure démoniaque, apparaissait un mot :

Will



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Les soupirs de jouissance s'arretèrent d'un coup sec à l'entente de cette chanson, suivis peu après d'une exclamation éffarouché venant tout droit d'une jeune gazelle en chaleurs.
- Qu'est-ce que tu fait ? Demanda la demoiselle en faisant la moue. C'était si... boooon...
L'homme se releva et lui adressa un sourrire charmeurs avant de sortir du lit, nu comme un vers.
- Quatre ans déjà... murmura t 'il en se dirigeant vers la salle de bain. Et aujourd'hui on devrait se réunir ? Pourquoi pas...
L'homme n'en était pas reellement un, plutot un jeune homme, trop mure pour son age. Long cheveux blanc en queue de cheval, trait fin, yeux vert... La silhouette qu'il aperçut dans le miroir grand luxe de sa salle d'eau le fit sourrire, dévoilant deux canines dangereusement longues.
Il repensa à sa soirée de la veille... la donzelle était bonne, il lui a suffit de lui souffler dans le cou pour la faire sortir de la boite de nuit et la baiser une premiere fois sur le trottoir. Ensuite il l'avait emmené chez lui, s'était fait sucé dans la cage d'escalier et avait finit la soirée dans sa chambre, chevauché par une deesse humaine, carburant à la cock et l'exta.
- Une très bonne nuit... resuma t-il pour lui meme.
- A qui le dit tu chériiie, couina la femelle en se lechant le majeur d'un air qui se voulait sensuel. Dit moi, t'aurais pas un truc pour moi ? Histoire qu'on puisse finir ce qu'on a commencé cette nuit...
Le jeune homme sourrit a cette idée en enfilant un pantalon de costume.
- Attend trentes secondes et tu aura une bonne surprise, lui répondit-il de sa voix la plus mielleuse.
Il se dirigea vers son armoire, récupéra un trousseau de clef, enfila une chemise blanche sans la boutonner puis se réavança vers son lit, tout sourrire.
- Alors ? C'est quoi ma surprise ? S'impatienta la femme.
L'homme se baissa, ramassa soutiens gorge, string, mini-jupe et tee-shirt moulant avant d'en faire une boule et de la jeter par la fenetre.
- Fait comme le petit poucet, dit-il calmement. Suis ce que tu as semé ma grande. La sortie est la bas, tu saura te débrouiller ou tu ne connais que le chemin qui mene à mes couilles ?
La femme resta coite et il fallut que le jeune homme lui donne de petites claques sur le bas des reins pour qu'elle se decide enfin à bouger. Il la suivit jusqu'au pas de la porte en gardant son sourire mielleux.
- T'es vraiment qu'un sale connard ! Hurla t'elle en se retournant vivement. De toute façon, tu baise trop mal et puis... se faire graver son pseudo dans le dos c'est d'un mauvais gout !
Après avoir craché son venin, la femme tenta de gifler le jeune homme... qui esquiva prestement en se reculant, regardant la main s'écraser contre le mur.
- Bye bye poulette, dit il en fermant la porte. C'est dommage, tu baisais bien.
Il soupira et se dirigea vers sa chambre avant de retirer sa chemise, regardant dans la glace le reflet qu'elle lui apportait de son dos. Apparaissant en gravure cabalistique, quatres lettres se détachaient presque de sa peau :

Zann


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Une tete blonde emergea lentement de sous les draps taché d'huile avant de redisparaitre en borborygme incompréhensible.
- Grumbl... trop tot... Snirfl... pas justeuh... trois ans...

Don t be Fear !!!

La chanson venait de se finir, un visage emergea lentement, essuyant au passage une tache de camboui sur son oreiller.
L'adolescente se leva, habillé en tout et pour tout d'une nuisette, puis s'approcha de la table qui tronait face à la seul fenetre de l'unique piece de l'appartement où elle vivait... Son avant bras balaya le bois, poussant douilles, chargeurs, poussieres et copaux de métal, pour ceder rapidement place à un bol remplit de chocolat désydraté.
- Trois ans que je le prépare ce matos, dit elle au moineau qui venait de se percher devant se fenetre. Trois ans que je me base sur toutes les info dispo sur ces lascard... J'en aurais bavé mais aujourd'hui, on peut faire bouger les choses ! Enfin !
La jeune fille avala son bol d'un geste brusque, manquant de s'étouffer, puis se dirigea d'un pas décidé vers son armoire, l'ouvrit, prit son ancien uniforme de lycéénne puis l'enfila avant de la refermer et d'appuyer delicatement sur un bouton dépassant du coté du meuble. Elle l'ouvrit a nouveau, sa garde robe ayant laissé place à un arsenal impressionnant. Elle sourit face à ses chefs d'½uvres puis les sortit les uns après les autres, posément, se demandant avec anxiété comment elle allait les mettre dans sa voiture, en passant inaperçue si possible.
Quelque seconde passèrent, seconde durant lesquels ses méninges de surdoué s'activèrent pour trouver la meilleure solution a son probleme... qui se matérialisa rapidement sous la forme d'une grenade lacrymogene jeté par la fenetre dans la vitrine du magasin abandonné qui se fossilisait de l'autre coté de la rue.
La goupille dans la main, elle jeta un dernier coup d'oeil a son dos, nu sous sa veste relevé, dont les courbes aguichante avait été tailladé il y a trois ans maintenant, pour laisser apparaître son nom de code.
Une explosion retentit, la diversion parfaite, elle sauta sur son lit, prit une partie des armes, et descendit en courant le seul étage qui la séparait du rez-de-chaussé.
Dans sa tete, un mot lui embrumait l'esprit :

Melow



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Les hurlements déchirèrent le calme de la bibliotheque, sortant la petite silhouette de son leger sommeil. Une tete remua, suivis d'un bras puis enfin tout un corp s'ébroua, laissant apparaître une courte tignasse brune que les sevices de la nuit avait décoiffé. La forme se leva, passa entre les allées toutes lumieres éteintes, puis enfila le lourd manteau noir qui pendait a coté de l'immense porte de la piece. La masse sombre finit de se preparer, enfilant bandana, pantalon et chaussure legere, le tout de couleurs sombre, avant se s'atteler a faire ses exercices.
Salto arriere, percution main et l'homme (car c'était un homme) attéris sur l'une des plus grand étagère du lieu. Un faible sourire apparut sur son visage mais ne l'empecha pas de continuer ses exercices, des heures durant.
L'homme finit épuisé, allongé à meme le sol, respirant calmement et essuyant la sueur qui s'accumulais sous sa couche de vetement protecteur. Enfin il se releva, retira son equipement et se dirigea torse nu vers les immense baie vitré qui cerclait l'ancienne bibliotheque munipale. Un bref coup d'oeil lui permit de réarranger ses cheveux et de remettre son bandana en place, cachant nez et bouche, étouffant tout bruit de respiration. Puis il se retourna, jetant un bref coup d'oeil à son reflet, puis partit en courant enfiler son manteau avant de sortir de la salle, disparaissant dans la plus faible obscurité.
Durant sa course à travers les rue les plus sombre de la ville, il repensa à ce qui barrait son dos depuis maintenant 5 longues années : un immense tatouage gravé au couteau de chasse, un signe de reconnaissance montrant son appelation aux autre membres de son groupe :

TIMECO

# Posté le mardi 14 mars 2006 05:54